Précisions sur les choix du Sublime Conseil .....

Précisions sur les choix du Sublime Conseil du Rite Moderne pour la France,

faisant suite à la Déclaration de Barcelone de

l’Union Maçonnique Universelle du Rite Moderne

 

 

 

A la suite de plusieurs questions légitimes posées par les FF. et SS. de toutes obédiences sur l’objet maçonnique en cours d’identification, qui se présente sous le nom de Sublime Conseil du Rite Moderne, je souhaiterais tenter d’apporter quelques éclaircissements souhaités.

 

La première question est relative à son rôle. S’appuyant sur de Souverains Chapitres qui prennent totalement en charge en interne leurs problèmes de temple, de matériel, d’administration et de finances, le Sublime Conseil constitue une plateforme tournée vers l’incitation à l’inter-visite, à la création, par la seule volonté des Frères, de Chapitres inter-obédientiels qui demanderont ensuite éventuellement leur adhésion à la fédération, à la réunion de colloques, au partage des travaux et des recherches, au sein des quatre ordre du Rite Français.

Pour le 5e ordre, il assure la transmission des 8e et 9e grades, selon la tradition du Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil, et les recommandations de l’Académie du 5e ordre de l’Union Maçonnique Universelle.

 

Les seconds s’interrogent sur la référence ou non au GADL’U. Le Régulateur du Maçon et du Chevalier Maçon laissent volontairement une très large latitude à chaque Loge et chaque Chapitre. La finalité est certes d’amener chaque homme à trouver un sens à sa vie. Toutefois  celui qui, ne professant aucune foi à l’égard d’un Créateur, décide que cette absence ne justifie pas de faire n’importe quoi et d’agir n’importe comment, mais nécessite au contraire de lutter contre l’absurde, pour donner un sens à chacun de ses engagements, est dans une démarche intense de quête spirituelle et dans un parfait humanisme.

Personne n’a en tout état de cause à en être juge, si ce n’est l’intéressé lui-même. La totale liberté de penser, dans la tolérance des différences d’expression, constitue le choix exprimé par la Déclaration de Barcelone qui évoque « les principes d’absolue liberté de conscience et de pensée ».

 

Le troisième aspect à préciser est relatif aux relations avec les juridictions administrant les grades de Sagesse du Rite Moderne ou Français. L’esprit de Barcelone est celui d’une porte ouverte et d’une main tendue vers tous ceux qui souhaitent s’enrichir de leurs différences. Des accords pourront donc être établis, y compris avec les juridictions administrant d’autres rites.

En contre partie de ces ouvertures, chacun doit s’interdire totalement de s’immiscer dans le fonctionnement interne des autres.

 

Dernière question qui taraude : quel est le profil des Frères et Sœurs qui se réunissent dans ce nouveau cadre ?

Il s’agit majoritairement de membres de Chapitres indépendants, eux-mêmes issus du départ individuel ou collectif d’anciens membres de la GLNF, parfois du G.O.F., de la GLFF ou d’obédiences mixtes. Il y a aussi des membres d’obédiences régionales qui ne disposent pas des grades de Sagesse en interne et peuvent y accéder dans le cadre pluri-obédientiel. Enfin de nombreux membres de la GLNF, toujours membres actifs et désireux de rester dans l’obédience mais de travailler en paix et en fraternité, soit forment entre eux des Chapitres, tout en acceptant l’inter-visite avec les autres, soit constituent des Chapitres, que l’on pourrait appeler mixtes, composés de membres de la GLNF et d’anciens récemment démissionnaires. Ils retrouvent leur complicité, loin des coteries et des règlements de comptes. Ils découvrent que l’on reste Maçon des deux côtés de la barrière administrative !

 

La Maçonnerie française, à l’époque de la 1ère Grande Loge, était une Maçonnerie portée par les Loges et la pratique très diversifiée de nombreux « hauts grades ». Le Rite Français est né de son foisonnement, puis du travail de synthèse effectué par la Chambre des Grades du G.O.F. et par le Grand Chapitre Général de France, dans le parfait respect du dépôt précieux réalisé à travers tous les Orients et toutes les Vallées, par les Maçons anonymes, artisans du Rit.

La Maçonnerie d’aujourd’hui ne se vit pas qu’à travers les luttes fratricides, les procès médiatiques et les déclarations drapées dans des apparats de moralité. Elle se recompose dans le secret des Loges et des Chapitres ; elle se régénère dans la liberté assumée et la diversité respectée ; elle se ressource dans la tradition déclinée sur une musique des temps modernes ; elle apprend à redonner du sens aux gestes, aux symboles, aux cérémonies ; elle restitue son âme à l’Ordre.

Né à nouveau de la base, ce mouvement ne peut qu’être conforté par l’appartenance à un concert international qui amplifie son écho et enrichit son développement. C’est le rôle attribué au Sublime Conseil.

 

F. Hervé Vigier



05-07-2011 | 668 vues

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Commentaires


gauth
le 05-07-2011 à 14:53:15
Bj
Par curiosité pourquoi sublime ? origine ? histoire ? :)
Merci
***
Réponse : Dans un concordat dit "des rites unis" signé entre le nouveau Suprême Conseil du REAA et le GOF en 1804, il est mentionné que le GOF dispose en son Grand Chapitre Général d'un Grand Conseil et d'un Sublime Conseil. L'appellation Suprême Conseil étant prise par la tradition REAA, nous avons repris celle du Sublime qui apparaît pour le Rite Français, dès le début du 19ème siècle.
Minerve
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